S C A T E   Study Circles: A Tool for Empowerment
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P A G E    D' A C C U E I L

Avertissement : Bienvenue sur la partie française du site du projet SCATE (Study Circles A tool for Empowerment). Les informations que vous trouverez dans les différentes langues du site www.scate.info ne sont pas identiques. Des développements figurant dans une langue ne sont pas nécessairement repris dans toutes les autres langues. N'hésitez donc pas à visiter les autres parties pour trouver des informations complémentaires. Le terme d' " Empowerment " n'a pas d'équivalent en français. Il doit être entendu dans le cadre de ce projet comme l'émancipation de l'individu en tant que citoyen.

Un peu partout en Europe se sont développées des actions pédagogiques d'autoformation ou de co-formation au sein de petits groupes d'apprenants s'appuyant sur des méthodes de projets ou d'échanges de savoirs, visant à l'empowerment des individus. On peut ainsi citer les "Study circles" (présents en particulier en Italie et en Suède), les systèmes de "Time Banks" (notamment en Italie) et autres mouvements d'échanges réciproques de savoirs nés en France, les communautés utilisant les "arbres de connaissances", développés en 1992 par M. Authier et P. Levy, dans le cadre d'une mission "Université ouverte" promue en France par le Premier Ministre. Signalons aussi en France, les réseaux des Ateliers de pédagogie personnalisée (APP) qui ont en particulier permis la contractualisation de formations individualisées entre individus, formateurs et financeurs.

Ces actions se retrouvent dans des cadres plutôt non formels ou informels (dans l'éducation "populaire" pour reprendre l'expression française) et ont abouti à la mise en place d'autant de réseaux spécifiques d'acteurs. De fait, même si les pédagogies en question s'appuient sur des valeurs proches, force est de constater que ces réseaux se sont peu hybridés entre eux.

Pourtant, ces réseaux ont mis au point des méthodes complémentaires, développant principalement soit :
  1. la formalisation des actes d'échanges de savoirs entre individus,
  2. la constitution de banques pour troquer du temps de formation,
  3. la cartographie des connaissances possédées dans une communauté et échangeables,
  4. la contractualisation des actions de formations individuelles pour permettre leur institutionnalisation et leur évaluation financière et sociale.

On peut facilement faire l'hypothèse que l'hybridation de plusieurs de ces méthodes apporterait une grande plus value aux acteurs : la construction et la gestion d'échanges de savoirs devraient sans doute être fortement facilitées par la création d'arbres de connaissances et par l'utilisation d'une banque de temps. Si de plus cette démarche était mise au service de formations nécessitant un suivi et une évaluation, les outils de contractualisation en amélioreraient la lisibilité et l'évaluation par tous les acteurs (individus formés, formateurs et éventuels prescripteurs ou financeurs).

Le propos du projet SCATE est de permettre aux différents acteurs de systèmes de pédagogies individualisées de mieux se connaître et se faire connaître en Europe afin de mettre en oeuvre de telles hybridations. Il s'agit en particulier :
  • de faire circuler l'information entre ces différents réseaux et dans des réseaux susceptibles de transférer ces méthodes (éducation informelle, éducation populaire...),
  • de repérer les expériences hybrides (explicites ou implicites) déjà existantes,
  • d'examiner concrètement, via des chartes par exemple, les compatibilités et les complémentarités des outils et méthodes propres à chacun,
  • de favoriser l'expérimentation de nouvelles hybridations et d'aider à leur évaluation, y compris par l'établissement d'un protocole commun de recherche.
Ce protocole pourrait par exemple porter sur l'observation des hybridations et de leurs effets pédagogiques, ou sur des thèmes plus transversaux, comme par exemple la question des limites de la formalisation (cartographie des compétences, monnaies d'échanges).

Ce projet est cofinancé par le programme SOCRATES, action GRUNDTVIG 1 de l'Union Européenne